Par ISABELLE HOUDE
Le Soleil
La petite entreprise de Québec Un Cadeau du Ciel vient de franchir un pas important dans sa jeune histoire. La compagnie s’allie avec Victoriaville & Co, un joueur majeur dans la distribution de produits funéraires en Amérique du Nord.

Un Cadeau du Ciel a fait cette annonce en marge du congrès de la Corporation des thanatologues du Québec, qui se déroule à Rimouski. La compagnie fait parler d’elle depuis quelques années avec son approche pour le moins originale dans le domaine funéraire, axée sur «l’héritage affectif». Un de ses services phares : permettre à ses clients de préparer des cadeaux, témoignages, souvenirs tangibles ou virtuels, qui seront remis aux proches après décès, selon un calendrier préétabli.

L’entreprise, qui emploie maintenant près d’une dizaine de personnes, offre aussi, avec la collaboration de Jean-Marie Lapointe, un service d’«Hymne à la vie», soit l’organisation d’une cérémonie hommage qui se tient en présence de la personne mourante. «Nous offrons aussi des services d’accompagnement dans le deuil», par le biais d’intervenants spécialisés, ajoute Marie-Ève Chamberland.

Prête pour la croissance

Pour assurer sa croissance, l’entrepreneure profitera du soutien financier et du large réseau de la compagnie Victoriaville & Co, distributeur de produits funéraires et troisième plus important fabricant de cercueils de bois en Amérique du Nord. Ce partenariat pourrait mener à ce que de nouveaux salons funéraires deviennent des points de services pour Un Cadeau du Ciel, donne en exemple sa fondatrice.

«L’idée, c’est vraiment de se positionner rapidement sur le marché. On sait qu’on a quelque chose de distinctif et on veut miser sur cette distinction-là pour favoriser la croissance de l’entreprise», poursuit-elle, en mentionnant que sa mission reste «d’humaniser la mort».

Marie-Ève Chamberland dit se préparer depuis plusieurs mois déjà à cette avancée, qui pourrait accélérer le développement de sa petite entreprise. «Sur le marché, on vit beaucoup de pénurie de main-d’oeuvre, mais dans mon contexte, je dirais que c’est quasiment plus l’inverse. On a beaucoup de gens qui nous ont écrit pour collaborer avec nous. C’est très positif, j’ai déjà une banque de CV prête pour la croissance de l’entreprise», assure-t-elle.